
nÄo (electro) @ Les Passagers du Zinc, Besançon, 25 novembre 2009
Walors, on sait que c'est parfois un poil humide sous la voûte du PDZ. Mais là, c’est à cause de nÄo et son electro toute en gouttelettes. Genre Lalo Schifrin à la fin de Dirty Harry (oui, le sample sur L’Enfer d’Iam). En gros, pour situer, une musique à écouter en contemplant le ruissellement d’une pluie d’été sur une baie vitrée, avé une brune filiforme et un braque de Weimar à ses côtés. S'il y a un fauteuil en cuir blanc dans les parages, c’est pas du meilleur goût, mais c’est normal.
Ça commence donc dans le méditatif, voire le crépusculaire à la Kryptic Minds. Par moments, des kolossales-basses viennent envelopper le tout. On n’est pas sur le "boum" habituel, mais du "boumwôh", avec une impression de bras qui se resserrent sur soi. Une copine psy dirait qu’on a là une musique contenante.
Les premiers mouvements de tête sont provoqués par un gros travail sur le riddim de caisse claire et on se souvient qu’être ambitieux n’est pas forcément à connoter négativement. Au bout d’une demi-heure où ça a parfois bardé sévère, le gars, jusqu’alors seul derrière ses machines, est rejoint par deux batteurs, dont un cogne sévère sur sa basse.
Un connard passe devant moi. Alors oui, dans les concerts, il y a deux sortes de connards. Celui qui t’empêche de voir le batteur et, c'est le cas ici, çui qui te cache la vue sur la plus jolie fille de la soirée aka A.P.A. Sinon, des claviers évoquent Acid Bells (Martyn’s bitter sweet remix) d’Efdemin. Entre le dub de la basse et les sonorités de bols chantants tibétains, on retrouve aussi les atmosphères de Brain Damage. Une reptation impassible.
Chaque morceau fait voyager et emmène très loin. Chaque morceau revient au point de départ, sans thésauriser sur l’énergie du précédent. On serait une meuf au lit, on se dit qu’on irait pas forcément bien haut comme ça. J'en parle avé une copine... "Ça se discute", objecte-t-elle avant de tirer une looongue taf sur sa clope.
Voilà. Après nÄo, débarquent les Bosniaques de Vuneny. Je bataille pour accrocher. En vain. C’est bien fait pourtant. Ça doit être le contrecoup de la dégustation de vins la veille à Arbois et la petite nuit dans la foulée.
NB : le vendredi 4 décembre (20h00), au Bœuf sur le Toit, à Lons-le-Saunier, nÄo participera à la finale régionale pour le Printemps de Bourges avé Hellbats, No Signal, 2methylBulbe1ol et Marc Jean. 92 groupes étaient en lice au début de la sélection. Et ouaie.
Photo /// The*Glint.
... 92 groupes en lice, dont les buses lorraines qui se sont rétamées ... héhé ^^
RépondreSupprimer"Petite Nuit" ?
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