dimanche 1 novembre 2009

Le Bal de Break ou non, je ne suis pas une abeille formidable


Le Bal de Break, seleçao mousicale par Nils du TdlB Krew (moi, quoi) @ Les Passagers du Zinc, Besançon, 30 octobre 2009

C'est Clemenceau qui disait que le meilleur moment quand on fait du sexe, c'est la montée de l'escalier. Ça m'a fait un poil pareil pour le Bal de Break, soirée mix où je suis passé derrière les platines aux PDZ. Traverser le centre-ville, chargé de matos, en se demandant si le bootleg The Do/Dire Straits ne vient pas trop vite dans la soirée, c'était cool. Petite pensée druckerienne de remerciements à tous ceux qui m'ont aidé à monter la seleçao. J'arrive en retard pour installer le bouzin, dernière clope du condamné, fumée d'une main incertaine, et go.

Entame tranquillou Gillou, entre soul et ska (Wendy Rene, O.V. Wright, Otis Redding et Ken Boothe). Pendant qu'un petit groupe de clients arrive, ça s'encanaille un poil avé Edward Sharpe & The Magnetic Zeros et le bootleg Do/DS par Fissunix. Une fille a une fossette discrète au menton. Des potes font d'ailleurs remarquer qu'il y a plus de meufs que d'habitude. Peut-être les gars, mais vous êtes gentils, j'ai un tas de boutons à gérer, là. Quand même, c'est joli cette fossette.

Ça reste sur du paisiblo-country avé Johnny Cash et Tiger Army (Outlaw Heart). Faudrait ptêt penser à emballer, me dis-je in petto (je parle musique là, vous êtes lourds...). Et pour ça, il y a Here Comes Your Man de Pixies. Le monde est réparti en deux catégories de personnes : celles qui aiment cette chanson et les connards. Mais bon, ensuite faut éviter d'enchaîner avec Runaway par Elvis, plutôt mou du genou (on peut privilégier la version des Misfits).

Sur Black Strobe, la Fossette bouge la tête à la périphérie de mon champ visuel. Et c'est parti pour le quart d'heure bûcheron. Stooges, Black Sabbath, Motörhead, Rage Against The Machine, Smashing Pumpkins et Iron Maiden. Oui, The Trooper qu'on ne devrait écouter qu'à la maison, en chantant les paroles avé sa brosse à cheveux. En vrai, j'éprouve un peu de la peine pour ceux poussant la porte du bar à moment-là. D'autant que Bourvil vient surfer sur la vague metal. Et ouaie... on peut pudiquement appeler ça «un certain parti-pris artistique».

Ensuite, c'est Clash, Shériff, Dresden Dolls et L7 avec Off The Wagon (chanson sympa qui fait une sorte de bide). Ça enchaine avé Joy Division, Smiths, Josef Of The Fountain, Metric et Sudden Death par The Organ. Là encore, un morceau bien bien, mais qui plombe un poil. PJ Harvey, Blur, Steriogram.

Ça monte grâce à la ligne de basse de A Forest par Cure et ça retombe avé Cold War Kids, le remix des Klaxons par Skream et Never Let Me Down de Depeche Mode. Keep The Lights On de Wave Machines, une chanson dont j'ai l'impression que la basse me baise quand je l'écoute, s'écrase comme une merde. La Fossette sort fumer. J'évite de croiser le regard des potes. Pas envie d'être dans la situation du

môme au spectacle de l'école apercevant ses parents dans le public qui tentent de le persuader qu'il est une abeille formidable.

Ça part sur une série « achipé achopé ». Public Enemy, Naughty By Nature, Cypress Hill et Diam's. Oui, Big Up qu'on ne devrait écouter qu'à la maison, en chantant les paroles avé sa brosse à cheveux. Sur le coup, une copine vient me mettre une cale. Je baisse les yeux et c'est tant mieux. Ça faisait juste deux heures que je mixais la braguette ouverte. Tiens, la Fossette s'est cassée en fait. Fuck. J'ai rien vu, mais bon, j'ai un tas de boutons à gérer aussi. Et d'ailleurs, wohwohwoh, c'est moi ou il y a moins de monde qu'au début, là ? Quelques larmes pudiquement essuyées avé une cravate au double-noeud-windsor de très belle facture.

Ma cadence Picon-avec-un-peu-de-citron-s'il-te-plait s'accélère, le son retourne quant à lui dans le calme et, a posteriori, c'est péché... Kelis, Lily Allen, Fun Loving Criminal et Sara Schirrali. Elle, je m'étais parié un verre qu'on viendrait me demander ce que c'est, tellement c'est un tubasse potentiel. Perdu.

Bon, ça commence un peu à se réchauffer même si ma perception d'alors, altérée à l'amer, m'impose de nuancer le propos. On enchaîne dru avé Gossip, Bistrot Royal Crew (des régionaux de l'étape qui cassent des bras et des coeurs), Radio 4, Arcade Fire aka vas-y, tu peux mettre plus fort, s'il te plait. Une fille vient me demander en mariage. C'est une copine, mais quand même ça compte. Ghinzu, la copine veut un enfant de moi. Stuck In The Sound, en fait elle veut aussi des jumeaux. The Hives, comme un nombre d'enfants impair c'est trop nul, elle propose d'aller jusqu'à quatre. Le Tigre, elle veut qu'on meurt ensemble.

Ça continue à mettre du massive-beat avé Ting Tings, Santigold, Chemical Brothers, Birdy Nam Nam et NY Excuse. Un pote vient killer les basses sur la table de mixage, histoire de faire une montée. Comme c'est pour la bonne cause, je laisse faire. En fait, la montée vient pas, tampax. J'enchaîne avec Vitalic et Underworld qui est le dernier morceau vénère de la play-list. Au moment du blast, il se passe rien. Le pote n'avait pas remis les basses à niveau. Bah bravo. Du coup j'apprécie qu'à moitié mon générique de fin, La Roux remixé par Skream (coupé à 4:08).

Ouais, là on se souvient qu'au bahut j'étais le genre de connard à virer un manchot de son équipe au volley pour finir la partie à 5. Bref, on finit par débriefer avé les potes les "plus" (ouais, y en a eu), les "moins" (même le lecteur comateux les aura cernés). On parle hiatus entre ambiance sonore et invitation à un voyage musical, tout ça. Je prends des notes de partout. C'est cool, mais putain, là normalement j'étais censé parlé wockenwoll avé la Fossette.



Affiche /// TheGryf du Fuck You I'm in London Crew.

2 commentaires:

  1. et y aurait des photos (avec ou sans casque)?

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  2. Cher Fabrice,

    Pour répondre à votre question, il n'y a pas, à ma connaissance, de photo ayant immortalisé la Emir-Kusturica-look-alike peug's du Disc-Jockey ayant officié au Bal de Break. J'ajouterai que l'Humanité s'en porte certainement mieux.

    Bien à vous,

    Jean-Marc Dubreque,
    Chargé de communication TdlB.

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