The Irradiates, The Experimental Tropic Blues Band et Sheriff Perkins @ Le Cylindre, Larnod, 20 novembre 2009
Walors, on a sorti les sourcils à la Michael Madsen, le perfecto estampillé "Cry Baby" et le portefeuille à chaînettes. Pas de doute, le plateau de trois groupes présenté par Le Cylindre est 101% wockenwoll.
Du rockabilly-country-hardcore from Clichy
Sheriff Perkins est seul sur scène avé sa gratte, une grosse caisse/caisse claire et son peigne. Sa main droite commence à pomper et les pieds font ce qu’ils peuvent pour suivre le riddim. Les premières notes entendues depuis l’extérieur font penser à Surfin Bird par les Trashmen. Tout le set se fera sur ce tempo de train emballé, sans conducteur en cabine.
Quelques morceaux plus posés viennent parfois briser une certaine monotonie rythmique. "C’est pas que j’aime les chansons calmes, mais ça me repose", souffle le Sheriff de Clichy. Tu m’étonnes, allez mater une vidéo pour voir le sport. Ça décoiffe son homme qui sort le peigne à l'occasion, histoire de se remettre la gomina dans le bon sens. Là, on se repense à Hugo Koblet qui se recoiffait avant de couper victorieusement une ligne d'arrivée. Mhein ?! Qui c'est, Koblet ? Béotiens. (Re)lisez Louison Bobet, Champion cycliste. Disponible en Bibliothèque verte.
Le concert s’achève sur une reprise du Kiss de Prince, version clopin-clopante "je-descends-de-la-colline-sur-mon-percheron". Bien cool.
Du surf à roulettes from nowhere
The Irradiates est labélisé "M.o.U.C." direc’. Au bout de cinq minutes, la mâchoire pend devant l’efficacité des morceaux. Les gratteux sonnent surf et le basseux fait dans le punk à roulettes. Ça joue vite et placé. Break et go. Précis, comme s’ils avaient monté des freins à main sur leurs planches histoire d’assurer le contrôle des dérapages.
On entend des variations entre Misirlou et Le Vol du Bourdon (sur Atom Boogie). Le tout avé une patate radioactive comme si, après l’explosion du réacteur 4 à Tchernobyl, ils surfaient sur la vague du bassin de refroidissement. Les solos sont enquillés avec un sérieux affecté, genre entre Joe Staline et Jean XXIII. Autant dire que ça rince.
Les voix rappellent l’accent moldavo-roulant d’un Bela Lugosi évoquant tout un tas de trucs "came fllllom nowhele". Alors ouais. Niveau "figures imposées", dans le blues, c’est "when I woke up this morning". Dans le psycho-surf, faut parler de trucs "came from nowhere". Obligé.
Voilà. The Irradiates, ça crépit sa race et j’aimerais pas passer derrière eux sur scène. Ça se trouve, les gars d'Experimental Tropic Blues Band pensent pareil.
Gorge profonde from Marielle de Sarnez
Je sais pas si c’est la fatigue, mais j’accroche moyen avé The Experimental Tropic Blues Band. C'est foufou et "ça va trooop vite" (voir Josiane Balasko pour la prononciation). Genre le public doit faire une partie du voyage pour rencontrer leur musique-montagnes-russes.
De mon côté, j’ai l’impression d’être un petit vieux confronté au feu trottoir roulant hyper-rapide à Montparnasse. Je me pète la gueule et rate le train. Sur quelques morceaux il y a bien des passages sympas, entre vocalises du Pop de Sloy et blues pégueux de Powersolo.
Sur scène, un gars au carré blond vénitien a une relation singulière avé son micro. Ça fait penser à une Marielle de Sarnez payant sa tournée de pipes sous les spotlights. Je relis ces mots dans le bloc-notes et décide plier les gaules.
Walors, on a sorti les sourcils à la Michael Madsen, le perfecto estampillé "Cry Baby" et le portefeuille à chaînettes. Pas de doute, le plateau de trois groupes présenté par Le Cylindre est 101% wockenwoll.
Du rockabilly-country-hardcore from Clichy
Sheriff Perkins est seul sur scène avé sa gratte, une grosse caisse/caisse claire et son peigne. Sa main droite commence à pomper et les pieds font ce qu’ils peuvent pour suivre le riddim. Les premières notes entendues depuis l’extérieur font penser à Surfin Bird par les Trashmen. Tout le set se fera sur ce tempo de train emballé, sans conducteur en cabine.
Quelques morceaux plus posés viennent parfois briser une certaine monotonie rythmique. "C’est pas que j’aime les chansons calmes, mais ça me repose", souffle le Sheriff de Clichy. Tu m’étonnes, allez mater une vidéo pour voir le sport. Ça décoiffe son homme qui sort le peigne à l'occasion, histoire de se remettre la gomina dans le bon sens. Là, on se repense à Hugo Koblet qui se recoiffait avant de couper victorieusement une ligne d'arrivée. Mhein ?! Qui c'est, Koblet ? Béotiens. (Re)lisez Louison Bobet, Champion cycliste. Disponible en Bibliothèque verte.
Le concert s’achève sur une reprise du Kiss de Prince, version clopin-clopante "je-descends-de-la-colline-sur-mon-percheron". Bien cool.
Du surf à roulettes from nowhere
The Irradiates est labélisé "M.o.U.C." direc’. Au bout de cinq minutes, la mâchoire pend devant l’efficacité des morceaux. Les gratteux sonnent surf et le basseux fait dans le punk à roulettes. Ça joue vite et placé. Break et go. Précis, comme s’ils avaient monté des freins à main sur leurs planches histoire d’assurer le contrôle des dérapages.
On entend des variations entre Misirlou et Le Vol du Bourdon (sur Atom Boogie). Le tout avé une patate radioactive comme si, après l’explosion du réacteur 4 à Tchernobyl, ils surfaient sur la vague du bassin de refroidissement. Les solos sont enquillés avec un sérieux affecté, genre entre Joe Staline et Jean XXIII. Autant dire que ça rince.
Les voix rappellent l’accent moldavo-roulant d’un Bela Lugosi évoquant tout un tas de trucs "came fllllom nowhele". Alors ouais. Niveau "figures imposées", dans le blues, c’est "when I woke up this morning". Dans le psycho-surf, faut parler de trucs "came from nowhere". Obligé.
Voilà. The Irradiates, ça crépit sa race et j’aimerais pas passer derrière eux sur scène. Ça se trouve, les gars d'Experimental Tropic Blues Band pensent pareil.
Gorge profonde from Marielle de Sarnez
Je sais pas si c’est la fatigue, mais j’accroche moyen avé The Experimental Tropic Blues Band. C'est foufou et "ça va trooop vite" (voir Josiane Balasko pour la prononciation). Genre le public doit faire une partie du voyage pour rencontrer leur musique-montagnes-russes.
De mon côté, j’ai l’impression d’être un petit vieux confronté au feu trottoir roulant hyper-rapide à Montparnasse. Je me pète la gueule et rate le train. Sur quelques morceaux il y a bien des passages sympas, entre vocalises du Pop de Sloy et blues pégueux de Powersolo.
Sur scène, un gars au carré blond vénitien a une relation singulière avé son micro. Ça fait penser à une Marielle de Sarnez payant sa tournée de pipes sous les spotlights. Je relis ces mots dans le bloc-notes et décide plier les gaules.
Photo : The Irradiates /// DR.
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