Human Parasite, Inside Project et Run Of Lava @ Les Passagers du Zinc, Besançon, 23 octobre 2009Walors, c'est toujours chromatiquement intéressant une soirée death-metôôôl. Genre le spectre de couleurs des cheveux n'a d'égal que celui des sirops parfumant les bières commandées au bar. Menthe. Kiwi. Banane. Ça me rappelle les diabolos orgeat-pêche que je descendais au siècle dernier, pendant que le juke-box donnait Nothing Compares 2 U, Lullaby ou King Kong Five.
Bon attendant, on rigole on rigole, mais dans la veine sachaguitryenne des conneries qu'on ne fait que pour pouvoir les raconter, faudrait voir à goûter tout ça, à l'occasion. Vous vous imaginez commander une bière-banane ? Nous, au Break, on s'imagine. C'est notre côté foufou.
"Et la musique ?", s'interrogent les plus assoiffés de culture. "Tout un univers, les gars", répondent les Hémisphères Cérébraux Rédacteurs. Le frontman de Human Parasite porte un tee-shirt "Ni Putes, Ni Soumises". On trouve ça chouette, niveau décalage. Il dédie un morceau à Michel Fourniret, précisant "j'ai envie de violer mes enfants plus tard". C'est à ce moment qu'on remarque qu'en fait, il y a marqué "Mi-Putes, Mi-Soumises". Sebbouzze, un pote classant la population mondiale entre "fouetteurs" et "fouettés", serait sous le charme.
"Et la musique, bordel ?", s'interrogent les plus pugnaces. Bah c'est du metôôôl, quoi. Grosse grattes, grosse voix et grosse caisse. Double, hein, la grosse caisse. Et y a pas à dire, la double-grosse caisse, en termes d'avancée, c'est un peu à la musique ce qu'est la pénicilline à la médecine. Bref, c'est maîtrisé de partout, notamment sur les "stop-and-go" (je mets des termes de barbots pour les plus pugnaces).
Ensuite, débarque Inside Project, dans un genre plus hardcore, plus jumpy, achipé-achopé tout ça. Et là, c'est du très bon taf. Grosse énergie et plaisir d'être sur scène, partagé avé le public qui bouge la tête comme des "clebs sur la plage arrière des voitures" et finit par pogoter sa mère. Ça cogne dur. D'ailleurs, les cymbales du batteur sont déchirées sur les bords. Je serais sa mère, je m'assurerais qu'il est à jour niveau vaccin anti-tétanos pour les rattrapés de cymbales à main nue.
Tiens, encore une cassedédi à Fourniret, Dutroux et Emile Louis. Tiens bis, c'est la première fois que je remarque ce crochet fiché dans la voûte du PDZ. Tiens ter, je me fais un nœud dans le mouchoir, histoire de me rappeler de confirmer auprès de Sebbouzze que son approche fouetto-manichéenne ne concerne bien qu'une population sexuellement majeure. Ouais, les choses qui vont sans dire vont encore mieux quand elles sont dites.
Et pis, c'est à Run Of Lava de monter sur scène. Là, vu qu'un des musiciens a trouvé "glauque" ma chronique d'un live de son autre groupe, je vais essayer d'écrire propre. Walors, comme dirait un pote, leur son est pas top "invitant" en première écoute, même s'il y a des passages qui saisissent bien. Genre brutal et sans concession. Limite, ils ont raison. À part acheter une Clio, ça sert à rien les concessions. Voilà. Plus propre, je peux pas.
Photo /// Inside Projet - DR. Putain, Sebbouzze j'en tiens un qui aurait pu gagner la 'teille de champagne.
Lu sur wikipedia au sujet de "Nothing Compares 2 U", reprise d'un morceau de Prince à l'origine : "En 2006, lors d'un sondage pour le programme de Channel 5, "Britain's Favourite Break-up Songs", la version de Sinéad O' Connor a été classée en cinquième position comme meilleure chanson de rupture".
RépondreSupprimerSinon, pour info, le N#1 de ce classement, c'est "The Winner Takes It All" d'ABBA.
Sinon bis, toujours selon wikipedia, après avoir été quitté par la Sinéad, Anthony Kiedis, chanteur des Red Hot Chili Peppers, a écrit "I Could Have Lied", une des plus belles chansons de l'univers.
Merci pour cette chronique que je découvres!
RépondreSupprimerUn anonyme du groupe Inside Project...