Blew Up @ Passagers du Zinc, Besançon, 26 octobre 2009Le batteur joue sans charley. Tout à la cymbale, comme dans les meilleurs passages de Creedence Clearwater Revival. Cool. Déjà au lavomatic, plus tôt dans la soirée, l’unique machine "8 kilos" était libre. Autant dire que tout se déroulait sans accroc.
Walors, Blew Up, c’est une sorte de blues-garage avec de la grooosse rythmique et des solos qui surnagent dans une mer de graisse. Ils se mettent souvent à trois au chant pour qu’on entende. C’est fort, fort, fort. Un poil trop fort pour une des patronnes du PDZ, dont je tairai le nom. C’est pas le genre de la maison de balanceman.
Enfin, comme le disait, entre autres, Lemmy de Motörhead "si c’est trop fort, c’est que t’es trop vieux". Bon là, à la place de Duche, je pourrais quand même faire un poil la gueule à l’idée qu’on pense, à tort, qu’il s’agit de moi.
Bref, chaque morceau est un coup de tête porté au public qui met systématiquement quelques secondes à réagir avant d’applaudir. Dans le milieu, on appelle ça le "Poison Head effect". Se faire latter la gueule en gardant le sourire et en disant merci à rebours, une fois que les coups se sont arrêtés.
Parfois ça se calme, comme sur When I Try, mais ça reste fangeux. Genre musique pour strip-tease improvisé dans les chiottes du rade, avant un quickie pégueux sur le parking arrière éclairé aux néons rouges. Montée de pantalon, baissé de robe et retour au bar pour fêter ça.
Entre les morceaux, le gratteux rote son whisky/coca. Pour une fois qu’un gars est raccord avé son tee-shirt (Captain Caveman), ça change des wannabe sapés "Ramones". Et pis, une copine est raide du chanteur "tatouages/chemise à carreaux/casquette à filet offerte pour tout achat d’un motoculteur John Deere". Ouais c’est ça, vas-y ma fille, t’auras l’air fine en arrivant à l’Hôtel de Ville sur un tracteur.
Photo /// DR.
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