jeudi 8 octobre 2009

The Datsuns ou j’aurais dû faire wocker. Ou radiologue.

The Datsuns, Hellbats, Jack & the Bearded Fishermen @ Cousty, Besançon, 23 septembre 2009

Grosse soirée wockenwoll au Cousty. On a sorti les tatoos, les chemises à carreaux et tout. Une meuf porte un débardeur Hellvis (là, je vous laisse le temps de digérer la classe). Il y a foule. De quoi rendre jalouse une rame de métro sur la ligne 13, un mardi matin. Quoi, quel métro ?

Ça commence avé le stoner poilu de Jack & the Bearded Fishermen. Vous fatiguez pas, même Fre le batteur se souvient pas du nom. C'est épais. Une sorte de slow-pace, mais pas assez lascif pour être sur la sextape des Inrocks. Niveau sonore, les grattes ravalent la façade de la cathédrale d'Albi. Un son en brique et sans chichis (la fignole, c'est bon pour les fiottes qui font du gothique).
En fait, on dirait un tas de trucs joués deux octaves en-dessous... (You Gotta) Fight For Your Right (To Party) des Beastie Boys ou encore Shout At The Devil de Mötley Crüe (MC, je le mets, au risque de me faire péter la gueule, mais le jeune siècle a besoin de plumes in(peu)trépides). Il y a des montées de furieux et une fois au sommet de la courbe sonore, ils augmentent encore le volume. Dans le milieu, on appelle ça le "these go to eleven effect". Bref, du "dans-ta-gueule" en règle.

Hellbats, c'est moins de gratte et plus de riddim par rapport Jack. Bon, ça reste lourd et sombre. Une sorte de 39 tonnes engagé au Grand Prix de Dubaï et qui termine dans les points, à force d’éclater la concurrence. Le public fait des saltos et compense le trou d'air rythmique sur les solos de gratte en chantant. Ça joue carré, parfois losange tellement ça va vite. En s'approchant de l'ampli pour cracher du larsen, le chanteur-guitariste en profite pour se passer un coup de serviette sur la tronche et le manche (rooh... nan, de sa gratte, le manche). C'est ça le métier, coco.

Ensuite, c'est le tsunami Datsuns qui déferle sur scène. J'ai beau chercher, je vois pas le mur d'amplis Marshall 80's. La voix est écorchée comme il faut. Il a pas trop bougé Robert Plant, depuis Led Zep'. Peut-être la coupe de cheveux, genre brushing. Les solos sont de première bourre et on se rend compte que le bootleneck n'est pas réservé au blues languide.
C'est tellement tout que le batteur se sert à peine du charley, pas assez sonore. Ou à la limite pour compter ouane-tou-sri-fore au début des morceaux. C'est tellement tout que je me surprends à passer la langue sur les dents. Deux fois. C'est tellement tout qu'au rappel, ils font Where Eagles Dare des Misfits et The KKK Took My Baby Away des Ramones. C'est tellement tout que j'aurais voulu les voir à 15 piges pour décider de faire wocker. En vrai, j'aurais dû faire radiologue, ça palpe sa race, radiologue.

Photo /// Nils.

1 commentaire:

  1. Wesh Gros!
    Alors les Datsuns, je me souviens bien de leur premier album, genre sorti en 2002 ou quelque chose dans le style(mais pas 4004), et je kiffais grave, alors que mes 15 ans etaient déjà pas mal révolu.....

    RépondreSupprimer