jeudi 29 octobre 2009

Le son du coma #7 : In For The Kill de La Roux remixé par Skream

Si vous ne bougez pas la tête et/ou le bassin en écoutant ça, vous êtes dans le coma et/ou sourd. Le son du moment : le Skream's Let's Get Ravey Remix de In For The Kill de La Roux.

C'est à se demander pourquoi courir après les filles, alors qu'on peut tomber amoureux d'une chanson.

Photo /// DR.

mercredi 28 octobre 2009

Smeuss #4 : de la compassion selon T.

Smeuss reçu de Thierry (27 octobre, 21h14) :

"Tiens le Pub a cramé cet après-midi, j'y étais encore hier soir. Si j'avais su, j'aurais laissé une ardoise".

Et si mon père pouvait envoyer des smeuss, il aurait sorti que c'est pas grave, désormais on ira boire à Outrance. Et ouaie...

Photo /// Citizen Photograph.

mardi 27 octobre 2009

Verbatim #3 : voir Angoulême et mourir

"Verbatim", parce que j'ai pas envie de faire de chroniques des livres que j'aime...

Extrait de Mémoires d’un tricheur de Sacha Guitry :

« Et qu’on ne vienne surtout pas me dire qu’on peut mourir d’ennui. Ce n’est pas vrai. Si l’on pouvait mourir d’ennui, je serais mort à Angoulême. »


Photo /// Ville d’Angoulême - P. Blanchier.

vendredi 23 octobre 2009

La DJ-Batteul #1 aux PDZ ou finir fucking second c'est être le premier des perdants

Walors, ce jeudi y avait dj-batteul aux PDZ, entre Reno aka DJ Deschamps et ouam. Ayant remporté le toss, j’ai ouvert les hostilités. Mais, avant de présenter la selecta, quelques petites choses sur le déroulement de la soirée…

Petit moment lose, quand une meuf est venue me demander si je pouvais mettre un Depeche Mode, alors que j’étais pile en train de passer leur oldie Photographic. Bon elle voulait un truc qui tabasse plus, quoi. Et ouais, Thierry, je sais… « Depeche Mode » et « tabasse » dans le même paragraphe, on est couasi dans le domaine de l’oxymore.

Petit moment win, quand une meuf est venue me faire la bise parce que je passais The Hives. Ouais bon, c’est une copine, mais quand même ça compte. Sinon, comme je suis un garçon dont l'esprit est globalement rassuré par la lettre, l’autre jour j’ai survolé le Djing pour les nuls. J’y ai lu qu’un mix doit avant tout faire plaisir au public, mais je suis un rien content d’avoir mis un vent à une blondie-bomb, un peu trop chuis-chez-moi, qui voulait qu’on passe de la salsa. Et pis, petite win partagée avé le Reno, y avait de la fucking buée sur les vitres, sans même avoir passé A La Chaleur Des Missiles des Shériff.

Grand moment lose, j'ai perdu la batteul au final. Notamment sur le critère d'avoir moins mouillé mon tee-shirt. La prochaine fois, j'irai avé un sous-pull en acrylique. Mais bon, mon cher Reno, on se souvient tous qui est le vrai vainqueur à la fin de Rocky et Rocky Balboa. Quoi quoi... Moi ? Mauvais perdant ?

La selecta, dont l’esprit est de s’adapter au morceau venant d’être passé par le DJ d’en face :

# Queer par Garbage
# Be Honest With Me par Tricia and The Supersonics (le lien mentionne les Skatalites, mais c'est bien par T&TS)
# Tainted Love par The Living End
# Mon Vieux Lucien par Piaf (la version live à l’Olympia où elle se plante, s’excuse et reprend le morceau au début... c'est pas la version du lien qui met quand même son lot de balles dans la nuque)
# Bikini par Parabellum
# La Isla Bonita par Happy Drivers
# Where Eagles Dare par The Misfits
# Intergalactic par Beastie Boys
# Witness (1 Hope) par Roots Manuva
# Doo Wop (That Thing) par Lauryn Hill
# Creator par Santogold (la chanson la plus wockenwoll de l'univers, ces derniers temps)
# Le bootleg Joe Le Taxi / Crush on You par 2 Many DJs
# Velouria par Pixies (Reno m'en avait parlé, le clip est effectivement Joe la Mite)
# This Boots Are Made For Walkin' par Nancy Sinatra
# Out Of The Races Onto The Tracks par The Rapture
# Petit Agité par Bérurier Noir (version live, sur le lien y en a un peu plus, je vous le mets quand même... sur celle-là, pendant le tour de la set-list sur youtube, j'ai monté le volume)
# Girls And Boys par Blur
# Original Sin par INXS (je parie une bière que Hutchence s'est pendu après avoir revu sa coupe de cheveux de l'époque)
# Pump Up The Volume par Marrs
# Groove Is In The Heart par Deee-Lite (lien ultima choré')
# Ma Baker par Boney M
# Like A Virgin par Madonna
# Banquet (Phones Disco Edit) par Bloc Party themselves (enfin, je crois... le lien, c'est ultimata choré' bis)

Et pis, j’ai pas toujours tout noté (trop de Picon, trop de stress, trop de filles), mais en vrac, je me souviens avoir aussi notamment passé :

# Banana Split par Lio
# Tick Tick Boom par The Hives, donc
# La Fièvre par NTM
# Photographic par Depeche Mode, donc (ouais bon, ça bouge pas régate... mais putain, on est '81, là)
# Rock n’ Roll Queen par The Subways (existe aussi en version carnage)
# Hyper Sun par Black Sun Empire
# Princes Of The Universe par Queen, pour le finale


Photo /// Nils avé says-it.com.


mardi 20 octobre 2009

Le son du coma #6 : Sara Schiralli ou l'effet ska-balloche

Si vous ne bougez pas la tête et/ou le bassin en écoutant ça, vous êtes dans le coma et/ou sourd. Le son du moment : Paranoid par Sara Schiralli, extrait de l’album Bang Bang.

Walors, Paranoid, on connaissait par Black Sabbath ou par Megadeth reprenant Black Sabbath. Là, c'est Sara Schiralli qui s'y colle. Attention, c'est pas une cover à la Nouvelle Vague, hein. Juste une chanson qui rend de bonne humeur direc'. L'effet ska-balloche. Bon, ça va tarder à être une musique de pub, si c'est pas déjà fait.

Sinon, comme je suis pro (et ouaie), je passe sous silence qu'elle est genre mignonne, la Sara. Disons que c'te meuf est à la génétique ce qu'est le bon goût ultime à la godasse : mi-anglaise, mi-italienne.


Photo /// DR.

dimanche 18 octobre 2009

Les gentlemen se cachent pour mourir

Entendu par une copine à l'Alibi, bar de Paris XVIIIème...

Le barman : "Si tu cherches ton pote, il est en train de vomir derrière le taxi anglais garé dans la rue".

Photo /// DR.

mercredi 14 octobre 2009

Le Bal de Break, when Bourvil meets Motörhead


Le Bal de Break, selecta par Nils du TdlB Krew @ Les Passagers du Zinc, Besançon, 30 octobre 2009, 21h00, entrée libre.

Warrghh, pas évident de parler de sa propre play-list, d’autant qu’entre 14 hémisphères cérébraux et des potes disant que Jump de Kris Kross ou Lee de Sporto Kantes, c’est pas casher, ça bataille burné pour établir une selecta de 4 heures.

En gros, l’idée est de faire suinter les murs des Passagers du Zinc (sisi, il y a encore un reste de papier-peint à décoller) avé du gros son baloche d’horizons divers, porté par le credo que Bourvil est aussi classe que MGMT, Gossip, Motörhead, Birdy Nam Nam, Public Enemy, Bloc Party, Elvis, Blondie, Arcade Fire, PJ Harvey, L7, NTM, Hives, Ting Tings, Misfits, Cypress Hill ou Depeche Mode. Entre autres, hein.

Walors, c’est clair qu’il faut pas être du genre sectaire et on verra ptêt du capuché galocher de la gothique, du chevelu rincer du skin au bar ou de la popeuse échanger son 06 avé du punk. Au final, ce dont on se souviendra "c'est qu'ils étaient heureux / Les yeux au fond des yeux / Et c'était bien... Et c'était bien...". Et ouaie, mon huitième hémisphère cérébral croit en Bourvil, au Père Noël et au blitz-power de la prostate. See ya, folks !

Photo /// TheGryf du Fuck You I'm in London Crew.

mardi 13 octobre 2009

The Jancee Pornick Casino ou le sphincter d'1,80m



The Jancee Pornick Casino @ Les Passagers du Zinc, Besançon, 1er octobre 2009

Walors, The Jancee PC sont membres, sans doute les seuls, de la Russian American Surf Federation. Un chanteur-gratteux US docteur ès Vibrato, un balalaykaïste russe et un Teuton qui a dû prendre des cours de batterie chez Krups. Vu le pedigree des bêtes, on n'est pas étonné de les voir tourner à la bière et à la vodka. Et que j't'arrête une intro pour trinquer entre potes.

On est encore moins étonné par le fait qu'il arrive à Jancee, le chanteur, de se friter avec sa meuf et d'en faire des chansons. Wockenwoll ! Da ! Da !... Ça joue à fond de 5 en passant quelques classiques à la moulinette. Viva Las Vegas, Hava Nagila, (Ghost) Riders in the Sky de Cash ou encore un Bang Bang (My Baby Shot Me Dow) de Nancy Sinatra qui aurait rencontré A Coup de Batte de Base-Ball des Shériff.

Je me concentre histoire de pas mouiller mon froc si, par hasard, ils devaient reprendre Korobeiniki, le traditionnel russe qui illustre Tetris et qu'on entend dans Voyage au Bout de l'Enfer. À ce moment-là, ils font The Number of the Beast de Maiden à la sauce emphétamino-surf. Mais ça va, comme je suis un sphincter d'1,80m crispé sur sa bière, je gère.

Jancee fini par ôter sa chemise sur un intermède You Can Leave Your Hat On. Les meufs du public se mettent sur la pointe des pieds, se passent la main dans les cheveux et tirent légèrement sur le col de leur tee-shirt. Balalayka-Vladimir, sorte de Tommy Lee Jones sous-marinier dans la Baltique, gardera son haut, au grand désespoir d'une pote qui tripe sur les bassistes et affiliés.

Le gratteux saute dans tous les sens en claquant 18 notes à la seconde. Genre, il fait La Danse du Sabre en exécutant un triple axel carpé. Aftershow, il me dit que le Vol du Bourdon est un peu trop branle-manche pour assurer les figures libres en même temps. Traduire : « ça plait aux zicos, mais je me la donne moins avec les filles, vieux ».

Là, je mets « vieux » pour bien faire ressortir la complicité qui nous unissait. Sur la banquette arrière de l'AX de Duche, une des patronnes du PDZ, qui nous emmenait vers un after de pouille, je lui expliquais que c'était la date anniversaire de mon dépucelage. Que ça c'était justement passé dans une AX (m'man, j'avais nettoyé). Et que la meuf de l'époque s'était trop rendue compte de rien. Alors, je sais pas si c'est l'anecdote ou la vodka, mais à la gueule du Jancee, sur le coup j'ai bien cru qu'il allait me gerber dessus.


Photo /// Licht.T.Richter.

lundi 12 octobre 2009

Richard III ou « oui, Ratcliffe, tu peux venir avec ta mitraillette... »

Richard III, mise en scène de Sylvain Maurice @ Nouveau Théâââtre, Besançon, du 13 au 23 octobre 2009

« Dans mon petit monde, j'étais tout seul, d'accord, mais j'étais roi. Et un roi, ça ne songe pas qu'à des choses douces et tendres, croyez-moi, sinon relisez Shakespeare »
Jimmy Page, gratteux de Led Zeppelin



"Richard meurt à la fin". Vous je sais pas, mais j'étais pas au courant avant que le metteur en scène Sylvain Maurice ne présente la pièce de Shakespeare en ces termes , lors d'une répétition. Alors voilà, y a pas de raison pour que je sois le seul à qui on nique le dénouement. En même temps, je doute de mes capacités de nuisance sur ce coup : le lecteur lambada du break étant plus lettré que moi, il connaissait déjà la fin, lui.

Bref, le 30 septembre dernier, une cinquantaine de spectateurs ont assisté à une répétition publique de la pièce inaugurale de la saison du Nouveau Théâtre. "On travaille, je fais comme si vous n'étiez pas là, prévient le metteur en scène, après tout, le théâtre est illusion. Et particulièrement avec Shakespeare qui faisait du cinéma, avant le cinéma. Là, en gros, on doit refaire la Bataille d'Azincourt sur scène et je suis pas encore sûr d'y arriver". Héhé. Même en répèt', les théâtreux sont en représentation.


Une dizaine de jours avant la première, on en est encore au temps de la cafouille et des tests de mises en scène. La troupe aborde les ultimes scènes de la tragédie. Richie/Jean-Baptiste Verquin, prophétise "ce sera un jour noir pour quelqu'un". Après 22 jours de répétitions, il lance aussi pour la première fois, le fameux "Mon royaume, mon royaume pour un cheval". Ça, je connaissais, c'était dans un Lucky Luke (peut-être Le Cavalier Blanc).


Donc, ça cafouille et ça teste. Sylvain Maurice semble serein. Encore un lazy deadliner. Il confirme à Ratcliffe/Houda Ben Kamla qu'elle peut venir avec sa mitraillette. À l'approche du finale, un sample de trois notes résonne. Putaaiiin, ça me dit quelque chose. Je passe une demi-heure à chercher. Retrouve que c'est chanté par une meuf et fini par me dire qu'une ex a dû se casser avec le CD. Celle aux goûts musicaux sûrs, pas celle avec qui, en définitive, j'ai couché en écoutant l'album en boucle. C'est Cube Dub de Brain Damage. Et j'ai toujours le CD.


Sinon, par moments, on entend une voix juste renversante. C'est Catesby/Lamya Regragui qui, à ce moment-là du récit, reste dans la pénombre des coulisses. Fuck, on ne verra pas son visage une seule fois. Comme on sait que Richie va y passer, le réel suspense de la pièce sera en fait de savoir si Catesby est aussi hot que sa voix le laisse imaginer.


Photo /// DR.

vendredi 9 octobre 2009

Le jeudi « Sonorama », qualités intrinsèques sur terrain mouillé

Festival Sonorama @ Besançon, 8 octobre 2009

C'est pas tout de dresser la liste des immanquables de Sonorama, il faut aussi tester le bouzin sur le terrain. Parapluie à la main et les pieds dans l'eau, on repense à Walter Spanghero, rugbyman généreux dans l'effort. Selon la légende, un journaliste l'interrogeait sur les qualités intrinsèques du XV d'Irlande... Sortez les roulements de "r" cavelneux pour la réponse : "Hoh, vous savez, intrinsèque ou un terrain mouillé, l'équipe d'Irlande sera toujours l'équipe d'Irlande".

Walors...

La Mascleta de Xarxa Teatre, à la Gare d'eau. Pour mémoire, c'était présenté comme un crescendo sono-pyrotechnique faisant sortir l'esprit du corps. Bah, je ne sais si c'était lié à l'humidité ambiante, mais y a pas eu le fameux crescendo. Plutôt du blast linéaire, avant un bouquet final certes détonnant. Intrinsèquement cool, mais dans le cadre d'un festival qui met le son au premier plan, on reste un peu sur sa faim. Demeure l'aspect bien décadent du feu d'artifice tiré en plein jour.

Ensuite, Vs Mode, la carte blanche au Cylindre et Vouh#Voue, cour du Palais Granvelle. Sur scène, le trio Soul Belleruche. Consensuel et molasse, avé des samples et un gratteux suiviste. Bon comme dit une pote, faut pas trop se plaindre, il y a une blonde décolletée qui chante. Quand même, je me dis que le festival commence à sentir le pâté.

C'est là que débarquent les frangins de Lexicon, straight outta Los Angeles. Du massive hip-hop avé des influences qui affleurent à la surface du beat, comme des baleines qui viennent prendre l'air, avec de replonger dans les profondeurs. On entend Franz Ferdinand (Take Me Out), les Beastie Boys (l'ensemble de leur œuvre) ou les Ramones (I Wanna Be Sedated). Ils embrasent le public trempé dans la cour. Avé des potes, on reste au sec sous les arcades, mais on est embrasés aussi. Coup de coeur #1, le festival est lancé.

Transhumance vers la Friche des Prés de Vaux pour une première nuit, consacrée au wockenwoll, sous influence electro ou hip-hop. The A-Bones sont sur la Grande Scène. C'est pas assez intéressant pour arrêter de discuter au bar. Avé les potes, on bouge vers le Club. Et là, bam ! Bob Log III, de Tucson, Arizona...

Un gratteux, seul sur scène, portant un casque de pilote de chasse à la visière chromée et micro intégré (un téléphone en bakélite). Il fait une sorte de blues-speedy-heavy-coutry. Allez mater des vidéos pour vous faire une idée. C'est mor-tel. Le Club est bondé et le gars met tout le monde à genou en faisait des trucs incroyables à la gratte, avant de resquiller des rappels à l'organisation. (Enooorme) coup de coeur #2. Sinon, rumeur : il y aurait Rosanna Arquette dans le public.

Le reste de la programmation passe tranquillou. Mention spéciale pour The Chap, massif et primesautier à la fois, avec Joe la Bûche à la batterie. Et puis la foule gonfle pour l'arrivée de DJ Krush. Trop rien à dire. Basse hénaurme, set bien breaké et une agréable odeur de saucisse qui arrive depuis le stand de bouffe. Moment sympa, mais qui ne donne pas envie de rester jusqu'au bout de la nuit. En plus, y en a qui ont école le lendemain.

Sinon, pour mémoire, parmi les immanquables de ce vendredi : Acid Brass par le William Fairey Brass Band @ Place de la Révolution, 21h00. Là, c'est du lourd. Un orchestre de cuivre, 9 fois champions de Grande-Bretagne du genre, qui intègre des sonorités d'acid house. En gros, c'est comme si Les Virtuoses débarquaient dans Trainspotting. De quoi être doublement client.

Elektrophonie et Spécimen Urbain @ Cour du Palais Granvelle, 18h00 – 23h30 : soirée electro, avé notamment un set dubstep (genre musical qui me fait le plus mouiller actuellement) de PH7 qui devrait se dérouler à 21h00.

La nuit achipé-achopé @ Friche des Prés de Vaux (22h30 - 5h00), avé notamment Raekwon du Wu Tang Clan. Booya.

Photo /// Nils.

jeudi 8 octobre 2009

The Datsuns ou j’aurais dû faire wocker. Ou radiologue.

The Datsuns, Hellbats, Jack & the Bearded Fishermen @ Cousty, Besançon, 23 septembre 2009

Grosse soirée wockenwoll au Cousty. On a sorti les tatoos, les chemises à carreaux et tout. Une meuf porte un débardeur Hellvis (là, je vous laisse le temps de digérer la classe). Il y a foule. De quoi rendre jalouse une rame de métro sur la ligne 13, un mardi matin. Quoi, quel métro ?

Ça commence avé le stoner poilu de Jack & the Bearded Fishermen. Vous fatiguez pas, même Fre le batteur se souvient pas du nom. C'est épais. Une sorte de slow-pace, mais pas assez lascif pour être sur la sextape des Inrocks. Niveau sonore, les grattes ravalent la façade de la cathédrale d'Albi. Un son en brique et sans chichis (la fignole, c'est bon pour les fiottes qui font du gothique).
En fait, on dirait un tas de trucs joués deux octaves en-dessous... (You Gotta) Fight For Your Right (To Party) des Beastie Boys ou encore Shout At The Devil de Mötley Crüe (MC, je le mets, au risque de me faire péter la gueule, mais le jeune siècle a besoin de plumes in(peu)trépides). Il y a des montées de furieux et une fois au sommet de la courbe sonore, ils augmentent encore le volume. Dans le milieu, on appelle ça le "these go to eleven effect". Bref, du "dans-ta-gueule" en règle.

Hellbats, c'est moins de gratte et plus de riddim par rapport Jack. Bon, ça reste lourd et sombre. Une sorte de 39 tonnes engagé au Grand Prix de Dubaï et qui termine dans les points, à force d’éclater la concurrence. Le public fait des saltos et compense le trou d'air rythmique sur les solos de gratte en chantant. Ça joue carré, parfois losange tellement ça va vite. En s'approchant de l'ampli pour cracher du larsen, le chanteur-guitariste en profite pour se passer un coup de serviette sur la tronche et le manche (rooh... nan, de sa gratte, le manche). C'est ça le métier, coco.

Ensuite, c'est le tsunami Datsuns qui déferle sur scène. J'ai beau chercher, je vois pas le mur d'amplis Marshall 80's. La voix est écorchée comme il faut. Il a pas trop bougé Robert Plant, depuis Led Zep'. Peut-être la coupe de cheveux, genre brushing. Les solos sont de première bourre et on se rend compte que le bootleneck n'est pas réservé au blues languide.
C'est tellement tout que le batteur se sert à peine du charley, pas assez sonore. Ou à la limite pour compter ouane-tou-sri-fore au début des morceaux. C'est tellement tout que je me surprends à passer la langue sur les dents. Deux fois. C'est tellement tout qu'au rappel, ils font Where Eagles Dare des Misfits et The KKK Took My Baby Away des Ramones. C'est tellement tout que j'aurais voulu les voir à 15 piges pour décider de faire wocker. En vrai, j'aurais dû faire radiologue, ça palpe sa race, radiologue.

Photo /// Nils.

mercredi 7 octobre 2009

Le son du coma # 5 : "Papillon" d’Editors ou David Hasselhoff, en guest-star à la kirb

Si vous ne bougez pas la tête et/ou le bassin en écoutant ça, vous êtes dans le coma et/ou sourd. Le son du moment : Papillon par Editors, extrait de l’album à venir, In This Light and On This Evening.

Walors, Papillon commence avé du gros synthé qui tache. Eighties, quoi. Arrive ensuite une voix qui fait penser direc' à David Hasselhoff, période Looking For Freedom. Du coup on se retrouve, môme, dans une auto-tamponneuse de kirb alsacienne. Autant dire que dans le Break, on est fan (on a les madeleines qu'on peut, hein).

Comme on est aussi un poil régressif, le Break Krew écoute également, avec un plaisir coupab', le remix de Tiësto. Là, il y a un beat que l'excellent Ralf König qualifie, dans ses BDs, de Boufta-Boufta-Boufta (comprendre "grosse tech' pour homos à moustache").

Note de l’Hémisphère Cérébral Relecteur : merci à Mel pour nous avoir mis sur la trace du papillon.

Photo /// Kevin Westenberg.

mardi 6 octobre 2009

La gourde de la yoggeuse

Depuis le balcon où je déjeune quotidiennement, je la vois passer faire son yogging, deux trois-fois par semaine. Avant de traverser la rue, elle saisit systématiquement une gourde attachée à sa ceinture.

Elle avale quelques gorgées avant de se passer de l’eau sur les bras, la nuque et sous les aisselles.

Si j'étais une goutte dans sa gourde, ça me ferait chier d'être bue.

dimanche 4 octobre 2009

Les neuf immanquables de Sonorama ou la phobie du murmure

Sonorama @ Besançon, du 8 au 11 octobre 2009

Derrière un nom qui fleure bon le radio-crochet sixties, Sonorama est, selon ses directeurs artistiques, « une tentative de déstabilisation sonore des espaces communs ». Et ouaie. Du 8 au 11 octobre, plus d'une quarantaine d'artistes investiront donc Besançon, à des moments de la journée plus ou moins conventionnels. Genre guérilleros du son.

Face à cette programmation pléthorique, le dépôt d'un jour de récup' - si vous avez shooté tous vos congés pour aller à la Grande-Motte cet été, reste la coke - et un travail de sélection peuvent s'avérer opportuns.

Choisir ? Sueur. Doute. Déception. Au restau, je suis le Francis Perrin de la carte se retrouvant invariablement avé une bouse dans l'assiette, pendant que les potes se pètent la panse. Là, j'ai donc fait appel à la plus chargée de mission culturelle de mes connaissances, afin de dresser la liste des immanquables de Sonorama. Ce qui ne veut pas dire que le reste est manquable, hein.

Walors :

1. Jeudi 8, 18h00 - 18h07 @ Gare d'eau : La Mascleta de Xarxa Teatre, un crescendo sono-pyrotechnique qui fait sortir l'esprit du corps, en 7 minutes seulement.

2. Vendredi 9, 7h00 - 8h30 dans un quartier seurpraïse : Générik Vapeur balade son Opéra Poubelle dans un camion de ramassage d'ordures ménagères, histoire de réveiller la ville. Ceux qui rateraient ça peuvent toujours se rabattre sur L'Éboueur de Pigalle.

3. Vendredi 9, à croiser dans les rues (8h30 – 17h00) et samedi 10 (11h00 – 13h00 et sur la Place Pasteur, à midi) : Le Phun et son Père Courage, cheval d'acier, à la croisée du bestiaire de Royal de Luxe et des écorchés du Docteur Gunther von Hagens, sillonneront la ville pour mettre un coup de sabot au coin de la gueule de la Mort. C'te bitch voudrait imposer le silence à la ville.

4. Vendredi 9 (7h00 – 18h00) et samedi 10 (10h30 – 17h00) dans les bus du réseau Ginko : Les Souffleurs, commandos poétiques, murmurent des secrets littéraires, philosophiques ou poétiques dans l'oreille des voyageurs Ginko, à l'aide de canne creuse. Bon, ça je le laisse parce la plus chargée de mission culturelle de mes connaissances m'en a parlé hein. Comme j'ai la phobie du murmure dans le creux de l'oreille, la première personne qui approche à moins de deux mètres de moi, avec une canne, creuse ou pas, je la sèche.

5. Vendredi 9, 21h00 @ Place de la Révolution : Acid Brass par le William Fairey Brass Band. Là, c'est du lourd. Un orchestre de cuivre, 9 fois champions de Grande-Bretagne du genre, qui intègre des sonorités d'acid house. En gros, c'est comme si Les Virtuoses (l'extrait je chiale à chaque fois) débarquaient dans Trainspotting. De quoi être doublement client.

6. Samedi 10, départ à 8h00 de l'église de la Madeleine et arrivée, à 8h45, place du 8 Septembre : Xarxa Teatre bat le rappel histoire de commencer la fête dès la première heure, en croisant les noctambules qui prennent le café avant d'aller se pieuter. Pour les riverains peu sensibles au charme catalan de la teuf matinale, il reste les boules Quiès ou s'installer dans un pavillon quelque part. Et y rester.

7. Samedi 10, 20h00 @ Place de la Révolution : I Dance par Pierre Giner et Mr Scruff. Certes, on pourrait parler des DJs placés au sommet d'un phare construit sur la fontaine de la place ou encore des personnages en 3D dansant sur la façade du Musée au rythme du mix. IL Y AURA SURTOUT UNE FUCKING BOULE A FACETTES DE 6 METRES DE DIAMETRE.

8. Dimanche 11, 19h00 : G178, par Générik Vapeur et Xarxa Teatre qui convergent vers la Place de la Révolution, en partant respectivement de l'église de la Madeleine et du pont de la République. Du massive-théâtre de rue dans ta gueule avec pyrotechnie, zique et vidéo. Et pourquoi G178 ? Parce que pas G20.

9. Les trois nuits à la friche (8€/10€) @ Prés de Vaux : en gros, du live, des DJs sets, des performances graphiques, du rock, du hip-hop et de l'electro. Jeudi 8 (22h00 - 5h00), c'est wockenwoll, sous influence electro ou hip-hop, avé DJ Krush, entre autres. Vendredi 9 (22h30 - 5h00), c'est hip-hop avé notamment Raekwon du Wu Tang Clan. Enfin, samedi 10 (22h30 – 5h00), c'est electro sous le haut-patronage de Carl Craig, premier artiste du genre à avoir sorti un album sur le label Deutsche Grammophon, jawohl.

Wallez, je vous mets un petit supplément spécial « Francis la Poisse » :

A croiser dans le centre-ville, vendredi 9 et samedi 10 (13h00 – 20h00) et dimanche (13h00 – 19h00) : Bumpers Breakthrough par Impala Utopia. Des DJs se baladent au volant d'une Chevrolet Impala break de 1968. Vé, ils pourraient passer Frédéric François ou Cloclo qu'ils auraient la classe... Là, il y a notamment une djaméikane-selecta par DJ Feet de l'asso Uppertone.

Vendredi 9 (18h00 – 23h30) @ Cour du Palais Granvelle : Elektrophonie et Spécimen Urbain dressent un panorama de la musique electro. Bon, on aura forcément une préférence pour les sets dubstep.

Du jeudi 8 au samedi 10 (14h00 – 17h00) et dimanche 11 (13h00) en performance et du jeudi 8 au samedi 10 (9h15 – 12h00 et 14h00 - 18h00) et dimanche 11 (10h00 - 18h00) pour les installations sonores @ Musée du Temps : Phono Parade par DJ Archaik qui, avec son vieux tourne-disque geignard, ressuscite le tubasse tombé aux oubliettes. Bass-fidelity rulez !

Photo /// DR.