mardi 29 septembre 2009

David Lafore ou le fils caché de Dominique A et Philippe Caubère


David Lafore @ Les Passagers du Zinc, Besançon, 19 septembre 2009

Avertissement de l'Hémisphère Cérébral Relecteur : autant le concert était fendard, autant cette chronique est formellement chiante (le titre est déjà un indice sérieux).

Ambiance cabaret aux PDZ. La quinzaine de spectateurs s'installent aux tables éclairées à la bougie. David Lafore, en fait le personnage qu'il interprète [je précise parce, infra, que je le traite de connard et que des lecteurs n'ont pas saisi la nuance, NHCR], avance gauchement sur scène. Il porte une gratte au vernis niqué par une main droite qu'on devine vénère à l'occasion.

Le type salue chaque spectateur, avant d'enchaîner : "Bonsoir, je m'appelle David. Je fais des chansons. On peut dire que je suis chanteur". La phrase fait sourire. Comme un retardataire arrive. Il la ressort. Une seconde retardataire, il la reressort. Le gars a le public dans sa poche, sans avoir sorti une note. Moi j'en suis déjà à deux fucking paragraphes.

Ça débute avec Je suis toute mouillée. "Celle-là, je la chante fort bien", fanfaronne-t-il. Alors ouais, après la timidité liminaire, le personnage mute rapidement vers le puant. Et que je te passe la main dans les mèches en évoquant "le chef-d'œuvre composé en un après-midi". Et que "cet accordeur sert à tester mon oreille absolue". Le tout sorti avec des yeux mi-clos et le regard biaiseux.

Le genre de connard fini qui, dans un réflexe darwinien de ses petits camarades, se fait labourer la gueule au cour primaire. Je sais ce que c'est, ça m'est arrivé. Ce qui me console, c'est que mon tourmenteur d'alors vient d'épouser un cageot. Bref, Lafore est un sociopathe qui engueule le public quand les chœurs réclamés ne sont pas à son goût, avant de tenter : "allez, imaginez que vous êtes Hervé Vilard, quoi".

Les digressions hilarantes font penser à l'égotisme cultivé par Philippe Caubère au théâââtre. Et, comme sur certains morceaux de Dominique A, les textes ne retombent pas pile sur leurs pieds, en termes de mélodie.

Sinon, en vrac. Il y a une reprise du Sway de Dean Martin, lui-même issu du mambo Quien será de Pablo Beltran Ruiz, et qui a inspiré un tube fameux de cette première moitié du XXIème siècle. Un cri du corbeau "pas hyper au point" et, last but not least, un solo avé le pied de micro en guise de bootleneck. Le genre de performance qu'on pensait perdue pour l'Humanité, depuis le split de Ludwig von 88.

Bon, c'était chiant à lire, mais venez pas dire qu'on vous a pas prévenus, NHCR. Wallez, comme vous avez tenu jusque-là, je vous fait un hidden-paragraphe :

En discutant avec Lafore, aftershow, il me disait que la chanson J'ai massacré tout un pays a été écrite suite à une rencontre avec une jeune femme, lors d'un concert en hôpital psychiatrique. Elle souhaitait le rétablissement de la peine de mort. Pour elle. La femme répétait "j'ai massacré tout un pays, j'ai massacré tout un pays". Elle parlait de son frère. On a repris un verre.

Photo /// DR.

vendredi 25 septembre 2009

Qui veut être le plus vieux danseur du bal ?


Entre smeuss # 3 et verbatim # 2...

Smeuss reçu de Thierry (jeudi 24 septembre - 16h42) :

"Je sors de chez la coiffeuse et cette chipie (on a convenu avec Thierry qu'on ne laisserait pas "salope", ndlr) m'a offert un shampooing âge-densiforce".

Verbatim : cette contrariété m'a fait penser à une phrase cueillie dans la lecture du moment, Une Mercedes blanche avec des ailerons de James Hawes (bien, mais pas top : son Pour le meilleur et pour l'Empire est plus wockenwoll)...

"Il nous faut tous quitter la fête un jour ou l'autre, mon mignon, et personne n'en a envie, mais qui veut être le plus vieux danseur du bal ?".

J'ai relu la phrase quinze fois.

Photo /// TBWA et chopée sur le sympathique joelapompe.net

jeudi 24 septembre 2009

Le son du coma # 4 : Naughty By Nature ou le pitt-bull qui fait de la corde à sauter

Si vous ne bougez pas la tête et/ou le bassin en écoutant ça, vous êtes dans le coma et/ou sourd. Le son du moment : 19 Naughty III de Naughty By Nature, extrait de l'album 19 Naughty III (sorti en 1993, c'est pas tout jeune... j'ai découvert en fond sonore chez un bouquiniste marseillais qui, une fois n'est pas coutume dans le métier, n'écoutait ni FIP ni du fucking free-jazz).

Bon, 19 Naughty III pourrait rentrer dans le top ten des morceaux "ferme ta bouche et chante", parce qu'il faut attendre 1:17 pour que ça parte. Là, on se retrouve direc' dans la peau d'un pitt-bull qui fait de la corde à sauter. Fun et badass à la fois.

Photo /// DR.

mercredi 23 septembre 2009

Smeuss # 2 : Nique la crise

Reçu de Jean-Marc Dubreque (mercredi 23 septembre - 12h48).

"Quand un gars se sent le coeur assez léger pour porter des pompes en daim violet, on se dit que le crise peut bien aller sucer des mites en enfer".


Photo /// JMD.

lundi 21 septembre 2009

Josef Of The Fountain ou la couasi-émeute plébéienne

Josef Of The Fountain + The Barbers @ Les Passagers du Zinc, Besançon, 18 septembre 2009

The Barbers, premier groupe de la soirée, c'est une sorte de fusion rock-proto-metal-seventies à l'énergie rentrée. Il y a de bons passages (en gros, le public apprécie). Le guitariste fait penser à Manu Larcenet et des filles flashent vaguement sur le bassiste. Voilà.

Arrivent ensuite les 5 gars de Josef Of The Fountain. Encore un groupe de jeunots (en fait, des petits Suisses... arfarf), mais avé assez de testostérone mélancolique pour polariser l'attention des meufs du public. Entre les morceaux, le chanteur file les anecdotes avé un phrasé hughgrantien pas loin d'être agaçant. Et même, il finit par enlever son blouson. Autant dire que, niveau fantasme, le bassiste des Barbers est reparti faire une saison dans les abysses.

Pour la musique, on est sur un terrain bien balisé. Les plus anciens dans le public évoquent Cure ou Joy Division ; les plus jeunes Interpol ou Killers. Après le concert, un quinqua' disait au bassiste avoir retrouvé le son de Television... Putain, la gueule du tcheum en entendant ça. La chute libre.

Bref, la cold-pop de Joe emballe direc'. Avec une mention spéciale pour le batteur de 19 piges qui est juste un assassin. Bon, je bouge rarement en concert (c'est vulgaire), mais là je comprends pas pourquoi la plèbe fait pas des saltos autour de moi. J'en parle avec le chanteur (et ouaie, il a beau faire du wockenwoll, il en est réduit à discuter avé Joe la Moustache, aftershow). Selon lui, à côté du public de Lausanne, c'était couasi l'émeute aux PDZ. Mazette.

Bon, je suis pas toujours fan des groupes avec grattes scintillantes qui négligent le bon vieux power-chord. Mais là, il y a du coquin, genre 1101 Lighthouse, This Is The Police ou A Classic ! qui déménagent bien. Pour dire, j'en oublie mon côté suisse et fini par bouger la tête, avé la bouche en cul-de-poule. Genre plébéien, quoi. Biiiiiiiiiiii.

Photo /// DR.

dimanche 20 septembre 2009

Livin' In A TreeHouse ou les fucking états d'âme de la douceur

Livin' In A TreeHouse @ Les Passagers du Zinc, Besançon, 10 septembre 2009

Résumé de l'épisode précédent : en concert, Livin' In A TreeHouse crée une ambiance singulière, genre une "fraîcheur diaphane". Autant dire que leur folk ne va pas faire tomber la poussière de la voûte des Passagers à coups de décibels (pour le moment je n'ai vu que les gars de Gascoigne réussir la perf').

Bon, va pour la douceur. Et c'est plutôt agréable. N'était un sentiment diffus d'être une grosse tapette à apprécier le moment. Pour la prononciation idoine de tapette, se référer à Didier l'Embrouille. (Note de l'Hémisphère Cérébral Relecteur : heu, on le garde ça ? / Réponse de l'Hémisphère Cérébral Rédacteur : ouais, et que ceux y voyant un propos homophobe aillent se faire enculer).

Pendant une reprise magique de Piece of String d'Alela Diane, entre rythmique sèche et solo électrique, la chanteuse me met la chair de poule. J'ai envie que le couple à côté de moi ferme sa gueule. Non, j'ai envie que le couple à côté de moi se casse. Enfoirés d'amoureux.

Pour oublier, je vais me chercher une bière. Du bar, je vois les deux minots-gratteux d'Ice Scream Spoon en train de mater le guitariste du Tree enchaînant solo sur solo. Et pas un regard pour la chanteuse. C'est vrai qu'elle doit au moins avoir 25 ans, la vioque.

(là, j'ai fait semblant de prendre des notes, histoire de mater les mollets de la blonde-robe-bottines à côté de moi).

Sans doute troublé par la présence de B-R-B, je reconnais pas la reprise de L.E.S. Artistes de Santogold. Dans le genre méconnaissable, il y a aussi la cover de Raining Blood de Slayer par Tori Amos.

Le concert se déroule pépère. Un peu trop pour les zicos qui ont un poil l'air de réciter leurs partoches (je ne suis pas le seul à avoir ce sentiment). Le batteur fini par lâcher ses coups. Genre vénère. Il pourrait trouver un exutoire à sa frustration en montant un groupe de metal. J'aurais moins d'état d'âme à apprécier la musique.

Photo /// DR.

samedi 19 septembre 2009

Le son du coma # 3 ou le sourire triste de Josef of the Fountain

Si vous ne bougez pas la tête et/ou le bassin en écoutant ça, vous êtes dans le coma et/ou sourd. Le son du moment : Fight The Blind par Josef Of The Fountain, extrait de 1101 Light House.

Walors, je vous laisse mettre les étiquettes que vous voulez... Joy Dee ou Interpol, par exemple. En tous cas, c'est cold, avec le sourire ne connaissant que les commissures des lèvres tournées vers le bas. Sur Fight The Blind, on s'en rend déjà un peu compte, mais le batteur est un assassin en live. La chronique du concert aux PDZ, c'est pour bientôt... si les fucking lichens en incrustation sur ma vaisselle sont pas trop pénibles à gratter.

Photo /// DR.

mercredi 16 septembre 2009

La « .38 Special » tearfull play-list...

Walors, comme il y a quelques faces que j'ai pas vues aux Passagers samedi dernier, j'en déduis qu'on n'a pas réussi à faire rentrer tout le monde... C'est le côté "Berghain" de cette soirée "Blood, Sweat and Tears". Pour les refoulés, voici les 38 morceaux de la partie la plus tearfull du set.
  1. Blueberry Hill par Fats Domino

  2. 40 Day Dream par Edward Sharpe & The Magnetic Zeros

  3. Armagideon Time par Willie Williams

  4. Son Of A Preacher Man par The Gaylettes

  5. Broadway Jungle par Toots And The Maytals

  6. Security par Otis Redding

  7. Gangsters par The Specials

  8. Singing In The Shower Tonight par Rita Mitsouko & The Sparks

  9. You Spin Me Round (Like A Record) par Dead or Alive

  10. La Sécheresse Du Mekong par Indochine

  11. Still Ill par The Smiths

  12. Jumping Someone Else's Train par The Cure

  13. Disorder (live) par Joy Division

  14. The the Empty par Le Tigre

  15. Banquet par Bloc Party

  16. Stadium Love par Metric

  17. The Heinrich Maneuver par Interpol

  18. Munich par The Editors

  19. Truth Hits Everybody par The Police

  20. Given A Dog A Bone par AC/DC

  21. Police On My Back par The Clash (là, je lève le poing en écrivant l'artic')

  22. Ainsi Squattent-Ils par Bérurier Noir

  23. Tainted Love (live) par The Living End

  24. Pet Semetary (live) par The Ramones

  25. Panik à Daytona Beach (live) par Les Shériff

  26. Oï To The World par No Doubt

  27. Born In '69 par Rocket From The Crypt (peut-être la chanson la plus wockenwoll de l'univers)

  28. Temple Of Love par The Sisters Of Mercy touched by the Hand of Ofra Haza

  29. Drama par L7

  30. Youth Against Fascism par Sonic Youth

  31. Sabotage par Beastie Boys (walors, le clip d'origine est fun, mais cette version-là assassine tout)

  32. Holidays In France par Lofofora

  33. Army Of Me par Björk

  34. Witness The Fitness par Roots Manuva

  35. Creator par Santogold

  36. No Fun Vs Push It par Soulwax

  37. Too Many Questions par Frustration (ça commence à 3:38, mais profitez-en pour écouter le premier, ça crépit sa mère...)

  38. Où Est-Il Donc ? par Fréhel

Photo /// Miss Pulp +

mardi 15 septembre 2009

Ice Cream Spoon... pour quelques rides de plus au coin de la gueule

Ice Cream Spoon, en première partie de Livin' In A Tree House @ Les Passagers du Zinc, Besançon – 10 septembre 2009

Résumé de l'épisode précédent : avec Livin' In A Tree House aux PDZ, on tenait un groupe qui plait aux meufs... restait à savoir si les fans de Patti Smith se rasent enfin sous les aisselles. Ben, je sais toujours pas. En revanche, elles viennent voir leurs mômes en concert : les zicos d'Ice Cream Spoon assurant la première partie doivent pas taper les 100 piges à eux cinq.

Genre shiny pop, ils enfilent les reprises de groupes qu'affectionnent les jeunes gens d'aujourd'hui. Chaque morceau me creuse une ride de plus au coin de la gueule. Mhein ? Don't Look Back Into The Sun... Qui ? The Libertines. Ha ouais. J'ai entendu le neveu d'un pote en parler.

Dépité, je me refais le moral en montant boire une bière vite fait à l'étage et redescends juste pour entendre les dernières notes d'un Banquet plutôt enlevé, (dispo en version livo-garage sur myspace)... Ça fait chier, là je connaissais et j'avais déjà raté ce morceau en cherchant une mousse au concert de Bloc Party. Des fois, on devrait rester chez soi, peinard devant Julie Lescaut.

Les covers continuent de s'enchaîner avec le charme singulier d'un premier concert, entre pains consubstantiels et fins de morceaux foutraques. Le charley est épileptique comme j'aime et le bassiste met de belles boîtes, limite punk sur When The Sun Goes Down des Arctics Monkeys. La chanteuse fait le job, comme dirait Gerets, et c'est pas rien pour une première scène.

Sur la fin, je me parie une bière qu'ils n'auront pas de morceau en rab pour assurer le rappel. Je gagne... Mais, comme pour me remettre un ultime coup de cuillère sur la tronche, ces p'tits cons refont Eighteen de je-sais-pas-c'est-qui. Papy aurait préféré Banquet.

Photo /// DR.



lundi 14 septembre 2009

Le son du coma # 2 : The Joy Formidable ou comme une envie d'envahir la Pologne sur le bout du sabre


Si vous ne bougez pas la tête et/ou le bassin en écoutant ça, vous êtes dans le coma et/ou sourd. Le morceau du moment : The Greatest Light Is The Greatest Shade par The Joy Formidable.

Walors, en écoutant The Greatest...*, ça commence par une banale envie de courir à poil dans les blés verts. Et puis, sans vraiment comprendre comment, on se retrouve en uniforme sur un cheval au galop, à vouloir envahir la Pologne, sabre au clair
...

* : Existe aussi en
version live, filmée au plus près, genre Capa-alike.

Photo /// Oliver Grimshaw

mardi 8 septembre 2009

La Sextape des Inrocks ou les préliminaires (vraiment) dispensables

Les Inrocks viennent de sortir Sextape, un coffret de 50 chansons à écouter en faisant du sexe. Mais attention : les 3 cds ne sont pas top homogènes. Déjà, sur le premier, dit sensouel, on peut tomber sur I'm Not In Love de10CC. Là, pour niquer, faut être über-motivé ou sous GHB.

Mais surtout, les filles, méfiez-vous des gars qui lanceraient le volume 2 (aka l'érotique), en vous servant votre quatrième mojito. Il n'y aurait même pas la musique pour sauver la soirée. M'est avis que la conscience de sa propre mortalité doit rarement être aussi aiguë qu'en passant la nuit à simuler avec, entre autres, Mandy de Barry Manilow en bande-son. Alors, certes, les plus joueuses diront qu'un gars qui se met un tel handicap dans le slip doit forcément être le coup du siècle. Ben, qu'elles viennent pas pleurer.

Non, laissez tomber les préliminaires et passez direc' au volume 3, le plus hot saucisse du coffret, avec Hots Pants de James Brown, Sex Style de Kool Keith ou Me So Horny de 2 Live Crew. Bon, là le souci, c'est que des meufs en bikini risquent de sortir des placards pour danser autour du lit king-size recouvert de cette couette panthère moirée qui aurait quand même dû éveiller quelques soupçons en vous, les filles. Nonobstant le neuvième mojito.

Sinon, Thierry, c'est toujours pas la peine d'ouvrir les Inrocks : ils n'ont pas mis 1996 de Marilyn Manson dans la compil'. Je discutais récemment de l'Antichrist Superstar avé une nana, au coin d'un bar. Sa fille de 13 piges lui a parlé de ce chanteur qui s'est fait ôter des côtes, pour pouvoir se sucer lui-même. La mère regarde l'ado, un poil interloquée. Au bout d'un moment, la môme fini par demander : "M'man... tu sais ce que ça veut dire sucer, hein ?".

Photo /// DR.

samedi 5 septembre 2009

« Le son du coma # 1 » ou la plénitude canaille d'Edward Sharpe & The Magnetic Zeros


Si vous ne bougez pas la tête et/ou le bassin en écoutant ça, vous êtes dans le coma et/ou sourd. Le morceau de ce son du coma # 1 : 40 Day Dream, extrait de l'album Up From Below d'Edward Sharpe & The Magnetic Zeros.

C'est entre folk, soul et blues et quand Edward, sorte de Chabal anorexique, chope le chant (
version studio), ça fait l'effet d'un coup de fouet : on ferme les yeux en se mordant les lèvres et on prend son pied. En écoutant 40 Day Dream en boucle, je ressens la même plénitude que dans ce bar à putes de la Nouvelle-Orléans où, sous les coups, j'avais sécrété une pinte d'endorphine.

Photo /// Michael Eaton.

jeudi 3 septembre 2009

Rest (enfin) in peace, Bambi...


Michael Jackson devrait finalement être enterré ce soir, dans le cimetière de Glendale (banlieue de Los Angeles), 70 jours après sa mort. Il était temps : ces derniers jours, d’après nos infos, les Arbres Magiques étaient en rupture de stock dans la Cité des Anges.

Bon, avec ses 10 semaines à l’air libre post-mortem, le King of Pop n’aura pas réussi à taper le record de James Brown, inhumé 75 jours après son décès. Le jour des funérailles de la Sex Machine en 2007, Jackson avait déclaré : "James Brown a été mon plus grand inspirateur. Tout petit, environ 6 ans, ma mère venait me réveiller pour voir le Maître à la télévision. Et quand je le voyais bouger, j’étais fasciné. Et là, immédiatement, j’ai su exactement ce que je voulais faire pour le reste de ma vie". Un inspirateur pour le reste de sa vie, donc, et les quelques semaines qui auront suivi. Wallez, rest in peace, Bambi.

Photo /// DR

mercredi 2 septembre 2009

Est-ce qu'il faisait des pauses, Rick Hunter ?

Livin' In A Tree House @ Les Passagers du Zinc, Besançon, 10 septembre 2009 (21h00)

Open season aux PDZ !... Après un été bisontin mou du coude, niveau concerts, il était putain de temps. Là, c'est le folk-wockenwoll de Livin' In A Tree House qui s'y collera le 10 septembre.

Comme les choses sont bien faites, je les ai vus l'autre soir, au Maquis. Une demi-heure avant qu'ils prennent une pause et que je me casse. Ça gave un poil : est-ce qu'il faisait des pauses, Rick Hunter ? Réponse : Non.

La coupure était d'autant plus inopportune que les petits gars de Rosemont (en gros, le West End de Beuz') avaient réussi à installer une ambiance singulière. Couasi "une fraîcheur diaphane", pour reprendre leurs propres termes au sujet de leur son.

On était même dans le sensouel, avec la voix de la chanteuse qui chope plutôt bien son public. Quand on affiche Dolly Parton, Moriarty, Patti Smith ou PJ Harvey en influences, vaut mieux bétonner dans le domaine hein.

Niveau zik, on tenait une bande-son douce. Genre idéale pour un dimanche matin (non, pas comme le générique de Téléfoot), mais qui passait bien un vendredi soir (non, pas comme le générique de Thalassa, vous êtes lourds là... allez plutôt sur leur myspace pour situer).

Alors, on peut se demander comment ça va se tenir sur un concert entier, mais le réel enjeu de la soirée de rentrée aux PDZ se situe ailleurs. Livin' In A Tree House est un groupe qui plait aux meufs... reste à savoir si les fans de Patti Smith se rasent enfin sous les aisselles.

What else ?

"Open season"... Comme vous êtes des gens bien vous répondez en choeur "DJ hunting !". L'occasion de rappeler que la Blood, Sweat and Tears Party avec ses trois DJs indie-pop-punk-dubstep, ça se passe le samedi 12/09 aux PDZ et que c'est cratuit. See ya there !

Photo /// P. Forsans.

mardi 1 septembre 2009

Smeuss #1 : le cheval, c'est génial


Reçu de Thierry (28 août 2009 - 22h21) :

"Putain je viens de voir une pub, le slogan : le cheval, c'est génial".

Photo /// Nils.