The HOP LA ! @ Cousty Bar, Besançon – 11 juin 2009The HOP LA !, comme feu les Shériff de Montpellier dont le chanteur-gratteux est issu, sont restés bloqués à 16 ans d'âge mental. Le genre de wockenwoll qui roule à mobylette, en mettant les pieds dans les virages... tout pour l'attaque. Au foot, ça jouerait avec onze avants-centres.
Et ouaie, niveau musical, on n'est pas là pour réinventer la poudre mais y foutre le feu. Le chanteur prend son souffle et c'est «UNDEUTROIQUAT' !»... Comme feu les Shériff, quand ils mettaient les deux doigts dans la prise, The HOP LA ! enchaînent les morceaux direc', sans refaire le monde.
Le pumpak pumpak d'un morceau démarre, limite hors-jeu, sur les derniers larsens de la chanson précédente. Un peu à l'image de ces trop rares week-ends où la dernière raclette de l'année rencontre le premier barbeuss (concept culinaire cher à Xavier, un pote).
Sinon, les textes témoignent d'un regard qui n'a pas changé sur la vie, depuis feu les Shériff. Notamment sur les relations de couple, avec un Tu Fais Chier bien massif. Sinon bis, à côté de moi, un gars porte un tee-shirt avec une photo de Diane Arbus, que j'aime bien.
Comme je suis tanké pas loin de la scène, j'ai aussi un point de vue sympa sur Arthur Rimbaud, tatoué sur le bras du bassiste, et la set-list. Je mouille mon froc en découvrant que le prochain morceau est Fanatik, une de mes chansons préf' de feu les Shériff.
Et le concert file à tombeau ouvert pour se terminer en Pagaille Générale. Cool. Ça enchaîne derrière avec le heavy horror rock de Black Zombie Procession. Le chanteur se pointe et pose une bouteille d'eau à ses pied. Il la reprend et crache dedans, histoire que personne ne lui la gaule. Je faisais pareil avec mon dessert à la cantine.
Photo (où on voit Arthur) /// Lolotte
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