mardi 28 juillet 2009

Pas métrosexuel, mais presque


Human Parasite, Ejaculation Beyond Diarrhea Boundaries & Katalepsy @ Les Passagers du Zinc, Besançon – 9 juin 2009

Comme le nom des trois groupes qui se succèdent pour la Brutal Slam Party est illisible sur le flyer, il n'y a pas de doute... c'est bien du death metal. Après avoir traîné au resto avé un pote, on rate
Human Parasite, les régionaux de l'étape. Ça embraye donc direct avec les Belges d'Ejaculation Beyond Diarrhea Boundaries. Prenez trente secondes pour digérer le truc, s'il faut.

A l'image du nom, la musique est lourde. Batterie-mitraillette avé rattrapé de cymbales de fou malade, guitare et basse épaisses. La voix grave monte à l'occasion dans les aigus, non sans évoquer le son du chien sodomisé par un dragon au fond du marais (oui, celui où vit
Radada). En attendant, le brutal show fait le plein de monde et l'audience prend son pied.

Dans l'ensemble, le public est plutôt masculin, grand et jovial. Pas métrosexuel, mais presque... le chevelu qui
headbang en circular swing devant moi utilise un shampoing qui sent putain de bon. En même temps, je le sens pas jovial au point de lui demander quelle marque il utilise. Un gars s'extirpe du pogo pour faire un stage-diving du haut des 22 centimètres d'estrade et fini par se pendre à la rampe de projecteurs sous le regard médusé de la barmaid.

Les slamming death predators de
Katalepsy débarquent ensuite sur scène. C'est comme EBDB, mais en mieux (le batteur frappe aussi rapidement, mais plus ample par exemple). Les Moscovites sacrifient à une autre figure imposée du genre : l'annonce insaisissable du morceau à suivre... en gros ça fait : this is a song called HOWAFAGALA DAAOOO ! Essayez à voix haute, ça marche.

C'est plutôt plaisant au final. Même le gars en chemise qui boit son Perrier derrière deux golgoths en cuir bouge la tête. Ouais bon, le gars en civil c'était ouam... la flotte c'était parce que j'avais le ventre pété à la bouffe thaïe et les golgoths devant moi, c'était pour éviter un shoot de botte de pogoteur. On ne survit pas en milieu hostile sans un poil de ruse.


Photo /// DR

1 commentaire:

  1. On se régale comme d'habitude à te lire ! A l'aise dans tes récits, perspicace, léger et ironique... au final des articles informatifs, marrants, subjectifs et audacieux, du gonzo quoi. Big up man !!

    RépondreSupprimer