mardi 14 juillet 2009

Les Ibères sont rudes à Beuz'



El Comunero @ Les Passagers du Zinc, Besançon – le 13 mai 2009

Bon, je suis une über-pince en espagnol... Autant dire que mon intérêt pour les chants hispano-républicains des années 1930 repris par El Comunero était muy tièdasso à la base. Reste la musique... la musica comme le disent les Ibères qui sont parfois rudes à Besançon, à ce qu'on dit.

Des grattes, du saxophone, de la clarinette, du trombone et de l'accordéon... que des instruments de nomades, réunis le soir au coin du feu ou dans une tranchée madrilène. Bon, y a bien une contrebasse mais on a déjà vu
une horloge franc-comtoise au front, alors bon s'il vous plait.

Entre mélodies douces – une berceuse sur l'esclavagisme à rendre tout môme psychotique – ou plus klezmerisantes, les chansons parlent toutes d'insoumission, de lutte et de liberté... la fameuse lucha libre. Certains morceaux – une reprise de Paco Ibanez – tranchent par leur pesanteur.

Une chanson bien groovy évoque la répression sanglante d'une comunidad en auto-gestion dans les Asturies par un Franco en devenir. La fille à côté de moi ondule du bassin, limite indécemment vu le drame évoqué. Bon, ayant passé des années à danser sur
Le Petit Train en sautant les bras en l'air et en faisant des tudullulututudu suraigus, je vais pas lui jeter la pierre... Je suis en train de lui pardonner c'te faute de goût quand je remarque qu'elle porte des sandales. C'est pas à un concert de RAC qu'on verrait ce genre d'impair...

Sinon, niveau méthode Assimil, on saisit des « fascismo », « barricadas » et même un « tortilla ». La lutte, c'est bien beau, mais faut bouffer. Des chansons sont reprises par une partie du public. « Il y a des Espagnols dans la salle, sourit le chanteur, on les reconnaît tout de suite au bruit qu'ils font... c'est les mêmes qui nous pourrissent la plage en été ». Yeeha !


Photo /// DR

3 commentaires:

  1. Alors là tu cites la Comunidad, et çà me touche....
    Je me souviens que la Comunidad de Benicassim parlait aussi beaucoup de tortilla.

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  2. mais sinon, t'as aimé ou pas????

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  3. Cher Anonyme,

    A la lecture de l'article, vous n'avez pas réussi à cerner la perception qu'a eu le rédacteur du concert relaté. C'est normal, il écrit avec des moufles et le français n'est pas sa langue marternelle.

    Contacté par mes services, il a néanmoins précisé qu'il avait apprécié le moment et que, par exemple, quand il évoque une "pesanteur", en bon fan d'Obituary, il faut plutôt y voir un compliment.

    En espérant avoir répondu en partie à votre quetion et en m'excusant du délai pour ce retour, je vous prie d'agréer, cher breaker anonyme, mes plus sincères salutations.

    Jean-Marc Dubreque,
    Chargé de Communication TdlB.

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