mardi 14 juillet 2009
Les anges volent parfois les pieds rentrés
Desinvolt @ Groony's, Besançon
Je suis tanké au coin du bar. Un gars s'installe à côté de moi, avec une coupe de cheveux bien eighties. Pour en voir des comme ça en 2009, en général, faut aller à Manchester ou à Sarreguemines. Je lui trouve un faux-air de Steve Harris (le bassiste de Maiden). Le barman le branche : « on t'a déjà dit que tu ressembles à Vauban ? ». Je pouffe dans ma mousse. En attendant les cheveux de Steve Vauban m'empêchent de mater la chanteuse. Elle ressemble à une ex, en plus jolie. Je change de place.
Desinvolt, c'est 3 meufs entre chant, chœurs, clavier, gratte et violoncelle et un gars à la contrebasse. Leurs morceaux oscillent entre jazz manouche et valse lente, avé une interprétation léchée. Au niveau de la voix, c'est une version angélique des Andrews Sisters. Petit A Petit, chanson « intimiste » est une petite pépite, niveau arrangements. Pendant ce morceau, les conversations cessent dans le bar. Pour dire, quoi. Par moments, la chanteuse a des mouvements de main charmants, entre musicienne sur piano invisible et danseuse. Elle ferme les yeux et fini par se manger le micro. Héhé.
Bon, sinon ça se barre parfois dans des vocalises jazz soûlantes et sur la durée, ça laisse l'impression d'un groupe qui maîtrise son sujet tout en jouant les pieds rentrés. Genre, le groupe qui colle à son nom. Mais bon, elles portent des robes noires, alors ça passe.
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"entre jazz manouche et valse lente" : tu t'es trompé de bar?
RépondreSupprimerl'éclectisme que tu cherches parfois à cacher transparaît enfin dans ce blog. Les reviews sont bien léchées et on s'imaginerait siroter un snakebite à tes côtés dans les ambiances décrites.
fairbec.