
IN Yr SHOES @ Les Passagers du Zinc, Besançon – 13 juin 2009
Putain, va écrire un papier un mois après le concert, avec des notes prises sur un sous-bock Stella-Artois. Walors, IN Yr SHOES, c'est deux jazzeux qui ont migré vers le rock. Ça force pas la sympathie, mais presque. Niveau look, le gratteux a la touche du manager interlope dans Strangedays (çui qui dit le fameux : la paranoïa est la réalité à petite échelle). Le dreumeux, j'ai pas noté à quoi il ressemblait et il était pas assez brune pour que je m'en souvienne.
Pour la musique, la question est assez difficile à trancher. C'est plutôt léché et positivement ambitieux (voir myspace), comme cette longue intro, cousine calme de The Kiss de Cure. Il y a pas mal de changements rythmiques qui font penser au côté On/Off de Mars Volta. Mais bon, on passe souvent du lumineux au chiant, parfois au sein d'un même morceau... Un peu comme si Jean-Louis Murat faisait une reprise de PJ Harvey. Enfin, je dis ça, j'ai jamais écouté Murat plus de 4 secondes.
Sinon, dans mes notes, il y a marqué « muqueuses », je crois que c'est parce qu'une chanson en fait mention. Alors, certes, certes, les gars, il y a une audace manifeste à chanter en français (voir Flashback de Laurent Garnier), mais bon là, c'est pas toujours habile. Des textes oscillent entre écriture automatique et sketch des Inconnus. Disons que l'utilisation du passé simple est dispensable. Sinon, les deux voix se complètent bien, tout en faisant parfois l'effet d'un strabisme convergent (heu... je sais pas si c'est clair comme image, ça...).
Au final, on se retrouve avec des petites pépites semées ça et là dans pas mal de déchets. Si la rencontre ne se fait pas totalement me concernant (et d'après les discussions au bar, je suis pas le seul dans ce cas), ces fulgurances méritent à elles seules de voir IN Yr SHOES sur scène. Genre un peu dans l'esprit que seule « une poignée d'hommes parvient à s'enrichir simplement en prêtant attention aux détails que la plupart des gens négligent ». Hou putain, j'ai cité Henry Ford, là.
Photo /// DR
Que tu cites Henry Ford, Laurent Garnier, J-L Murat(que je trouve chiantissime comme toi), The Cure et Mars Volta dans le même article sur un groupe fusion jazz/rock, me fait ecrire que ce groupe est d'une complexité digne d'intérêt.
RépondreSupprimerTu verras, un jour tu ecouteras du post-rock.