mardi 14 juillet 2009

De la dentelle dans ta gueule


The Tan Case @ Les Passagers du Zinc – 18 avril 2009

Une valise est posée au milieu de la scène (qu'on qualifierait de « coquette » si on était agent immobilier) des Passagers du Zinc. On comprend pas tout de suite pourquoi. En revanche, le truc qu'on saisit toussuite en découvrant The Tan Case, c'est qu'à Montceau-les-Mines, tout le monde n'a pas arrêté de faire dans l'industriel ou plutôt dans la dentelle métallique.
Les gratteux (basse et guitare) cisèlent des arpèges lourds, là où le genre privilégie d'habitude le bon vieux power chords des familles. Aérien comme un béluga russe, avec le charley qui part parfois heavy-disco (mhein ? genre Got the Life de Korn, par exemple).

La complexité des morceaux tient aussi dans les deuxièmes voix ou les changements de rythme forgés par un batteur genre athlétique. D'ailleurs, à force de marteler, le dreumeux saigne du nez.... il se mouche dans son tee-shirt. Wockenwoll.

Bref, ça pilonne dur. Pendant que le public se remet de la baffe reçue à la fin de chaque morceau, le saigneux tire sur sa grosse caisse qui a avancé de 20 bons centimètres sous les coups de pédales. En fait, la valise est posée au milieu de la scène pour limiter l'évasion de la batterie.

Au final, c'est dommage de pas retrouver cette douce violence sur le 8-titres Est Notre Seule Liberté, à envisager comme une version un poil tranquille de ce que The Tan Case donne sur scène, même si Sexy Song s'en approche. A espérer que le split-album à sortir avec les Allemands de KLL, les incite à tendre davantage vers la Ruhr que Limoges, niveau dentelle.

Photo /// DR

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