
The Boss Martians @ Les Passagers du Zinc, Besançon, le 10 mai 2009
« Corbier, c'était moins gueulant... » c'est en substance ce que dit un fumeur sur le trottoir devant les Passagers du Zinc, après le concert des Boss Martians. Faut dire que les gars de Seattle cassent des bras, ce que l'intro au synthé ne laissait pas franchement présager. Et ouaie, un clavier dans un groupe garage... c'est lui qui devait avoir une caisse à leurs débuts et/ou un garage.
La bonne nouvelle c'est que le synthé est de marque ALESIS et se prend un platane de wockenwoll au bout de la première ligne droite. Basse monstrueuse, guitare grassouillement sexy et batterie hénaurme (haaa, l'odeur du pum pak pumpum pak au petit matin d'un morceau). C'est un peu comme si après une intro de Pink Floyd (genre Shine On You Crazy Diamond), le morceau était pris en main par Rocket From The Crypt (genre Born in 69, BTW un des meilleurs clips de la galaxie). Une main de fer, dans un gant de fer.
Tout roule. La bière est fraîche et, devant moi, il y a une jolie brune (bon un poil rurale, la petite garde son sac à main sur elle). Le bassiste saute dans le public (il doit péter 8 arcades sourcilières par tournée, avé son manche) et grimpe sur les épaules d'un spectateur qui renversera pas une goutte de sa bière. Grosse débauche d'énergie donc, avec des morceaux qui s'enchaînent direc'. One, Two, Fuck You...
Bon, comme en politique, on se rend compte qu'à la longue, l'énergie ça sert parfois à cacher un manque de profondeur et ça rame dans les quelques morceaux moins vénères. Bon bis, il y a un autre truc qui me dérange vaguement et j'arrive pas à mettre le doigt dessus... Bon ter, c'est peut-être le chanteur qui ressemble vite fait au gros qui me tirait mes crayons de couleurs au primaire... Putain, nan merde... c'est la brune qui minaude en matant le clavier. Je savais qu'il avait rien à foutre là, lui.
Photo /// Corey Knafelz
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